Photographe et graphiste de formation, Mick Bulle est depuis son enfance passionné par tout ce qui touche à l'image.
Il aime faire partager ses émotions étranges et nous transporter dans son monde fantasmagorique où de mystérieux chaperons noirs et poupées mélancoliques se croisent dans un paradis d'ombres.
Son travail photographique, teinté d'un romantisme noir, lui permet d’'exprimer au plus profond de lui ses peurs et ses doutes. Sensible aux ambiances lourdes et équivoques, différents artistes sont déjà venus toucher sa bulle pour une collaboration (Melissa Mars, Cartel Couture, Chose Chaton, Pierre Pascual) qui lui ont permis de s' essayer au graphisme et à quelques clips vidéos obscurs et décalés, à l'univers proche du sien.
Très vite, il a l'envie et le besoin d'aller plus loin dans son art en voulant développer ses fantasmes visuels dans des petites histoires qu'il écrit et met en scène dont « 3 Ptits chats », un premier court-métrage expérimental et ambigu qui signe ses premiers pas de vidéaste.
En pleine collaboration de visuels photos et graphisme pour l'album "A la recherche de l'amour perdu" de Melissa Mars, sorti en 2007, chez Universal Music / Polydor, Mick en profite pour montrer a Melissa son premier court-métrage. Convaincue par son regard photographique et de cadreur vidéo, Melissa lui propose d’'écrire un conte étrange et féerique en 2 chapitres dont chacun réalise son histoire. Ce qui donne naissance à « Chaperon noir », qui attire la curiosité de certains festivals fantastiques qui souhaiteront croquer la pomme du Chaperon en le sélectionnant dans leur programmation officielle.
Oscillant vraiment entre la vidéo et la photographie, il participe également à un concours vidéo sur la prévention contre le suicide proposé par la Macif : « Ciel » y est remarqué et obtient un des prix du jury en 2009.
Motivé par ce premier prix, Mick décide de continuer à s’'amuser en réalisant de petits projets vidéos de 1 a 2 minutes pour différents concours et dans différents thèmes, tels que la sclérose en plaques ou bien encore la lutte contre le viol. Parallèlement à ces exercices de styles qui lui permettent de se perfectionner en vidéo, il écrit un nouveau synopsis, surgissant d’'un rêve récurent, qu’'il décide de réaliser en 2010
: C’'est l’'histoire d’'un homme quadragénaire avec une valise à la main qui déambule au milieu d’une forêt perdue, pour arriver vers un endroit unique où disparaître devient une renaissance. La réalisation plus approfondit de «Bubble park» lui permettra d'’être remarqué par plusieurs festivals dont une sélection officielle a Stamford en 2010 .
Si on en tient rigueur a la scène finale de ce dernier, ceci laisse présager que Mick a fait sa propre thérapie et désire développer quelque chose de nouveau, dévoiler une nouvelle facette de lui-même.
La vidéo a été une suite logique et de nouvelles idées viennent à lui, mais il cherche le meilleur moyen de les mettre en scènes. Revenant progressivement vers la photo, il se consacre à la conception de nouveaux clichés sortant de certaines visions depuis 2 ans.
Demandant à quelques personnes de son entourage de poser pour lui, il s’'amuse à recréer ses scènes brutes et étranges en y incorporant ses amis qui se retrouvent éperdus dans un univers perturbant et loin d’'eux. L’'expression des visages égarés étant récurrente et intéressante, ceci lui donne le fil conducteur de ses nouvelles photographies tantôt inquiétantes et fantaisistes, et tantôt soft et sensuellement sauvages. Un univers à la fois décalé et intriguant.
Ces clichés donneront le jour au livre "Les égarés", dont la sortie est prévue début 2012, aux éditions Dubuisson.